Pyramide au fond de la mer de Galilée

Les archéologues ont découvert au fond de la mer de Galilée en Israël

 une pyramide géante de forme conique construite à partir de blocs de basalte et de roches.

La pyramide pèse quelque 60 000 tonnes et a 10 m de haut.

La pyramide mystérieuse a été détecté pour la premère fois en été 2003 pendant

l’échosondage du fond de la mer.

Tout a commencé en 2003, lorsqu’une équipe de géophysiciens dirigée par Shmuel Marco,

de l’université de Tel-Aviv, se rend sur les rives du lac Tibériade pour une étude topographique.

En analysant les images obtenues grâce à leur sonar, ils remarquent, avec surprise,

une forme circulaire engloutie à 10 m de profondeur et à 500 m de la rive.

Shmuel Marco envoie des plongeurs explorer la zone et ceux-ci filment un énorme amas de pierres,

mesurant 70 m de diamètre et 10 m de hauteur.

Les géophysiciens font aussitôt appel à des archéologues, notamment à Yitzhak Paz,

membre de l’Autorité israélienne des antiquités (IAA, en anglais), qui travaille à cette époque-là

sur le site de Tel Bet Yerah, sur la rive sud-ouest du lac de Tibériade, à 1,2 km de la « pyramide ».

Yitzhak Paz reprend les observations autour de cette structure faite de blocs de basalte imposants,

d’environ 1 mètre de longueur, et dont le total est estimé à 25 000 mètres cubes et 60 000 tonnes.

 il publie un article dans l’« International Journal of nautical Archaeology », révélant l’existence

de la fameuse pyramide.

tibériade

LE LAC DE TIBÉRIADE VIEUX DE 4 000 ANS

S’agit-il d’une construction réalisée de main d’hommes ?

« Pour le moment, rien ne permet d’affirmer que c’est anthropique, et encore moins

qu’il s’agit d’une pyramide ! », s’exclame Estelle Villeneuve rappelant qu’aucune trace visible

n’indique que les pierres aient été taillées et considérant qu’il faudrait interroger d’abord

des géologues sur la formation du lac…

Certains estiment en effet que ce lac de Tibériade, connu également sous le nom de mer de Galilée,

et l’un des sites majeurs des Évangiles, serait vieux d’environ 4 000 ans.

De fait, cette région étant située sur la faille du Levant, la zone de contact entre les plaques

tectoniques arabique et africaine, elle a subi divers bouleversements géologiques.

Et puis, à supposer qu’il s’agisse d’une construction humaine,

il faudrait alors interroger des préhistoriens pour tenter de savoir quand, pourquoi et comment

ces pierres ont été amassées.

Auraient-elles pu être amassées directement sous l’eau ?

N’auraient-elles pas plutôt été amassées sur la terre ferme ?

Certains médias ont déjà écrit, sans preuve aucune, qu’il pourrait s’agir d’un « site mégalithique »,

 

CES BLOCS ONT ÉTÉ APPORTÉS DEPUIS AU MOINS

500 MÈTRES

Quant à la datation de cette structure engloutie, elle est impossible à estimer pour le moment

puisque aucun élément n’a été trouvé à proximité.

Il est donc bien présomptueux d’affirmer, comme le font certains, qu’« elle aurait été construite

au IIIe millénaire avant notre ère et aurait donc au moins 5 000 ans ».

« Ou bien c’est antérieur à la mise en eau du lac et c’est donc très ancien,

ou bien c’est lié à des activités poissonnières mais sans forcément avoir été construit »,

poursuit Estelle Villeneuve.

Seule certitude : on ne trouve pas de basalte à proximité immédiate du lac de Tibériade.

Ce qui signifierait que ces blocs ont été apportés depuis au moins 500 mètres.

 

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