Le triangle des Bermudes enfin expliqué ?

  •  Des chercheurs russes font un parallèle entre l'apparition d'un cratère en Sibérie 
  • et le triangle des Bermudes.

Y a-t-il un point commun entre le triangle des Bermudes et le cratère géant découvert

en Sibérie en juillet dernier ?

Oui et c'est le ... méthane.

L'hypothèse, rapportée par Jean-Paul Fritz sur Le Plus du Nouvel Obs, est avancée par

des scientifiques russes.

Le méthane, gaz hautement explosif, aurait provoqué l'apparition du fameux cratère russe

mais pourrait aussi  expliquer les perturbations supposées du triangle des Bermudes, 

cette zone imaginaire située près des Bermudes,de Porto Rico et de la Floride.

 

 Pour Igor Yeltsov, directeur adjoint de l'institut Trofimuk de géologie et géophysique, l'explication du triangle

des Bermudes par le méthane est plausible.

"Cela arrive comme une avalanche, comme une réaction nucléaire, produisant d'immenses quantités de gaz.

Cela réchauffe l'océan, et les bateaux coulent dans des eaux dans lesquelles infusent de très grandes

quantités de gaz", a-t-il expliqué au Siberian Times.

"Cela conduit l'air à devenir sursaturé en méthane, créant une atmosphère extrêmement turbulente,

qui amène les avions à s'écraser", a-t-il ajouté.

Car il est en effet probable que "des cratères similaires se forment dans l'océan",

suppose Vladimir Romanovsky, géophysicien spécialiste du permafrost à l'université de l'Alaska.

Moins attrayant que l'hypothèse extraterrestre.

L'hypothèse du gaz toxique élucidant le triangle des Bermudes avait déjà été avancée en 2009.

Des chercheurs russes déjà avaient expliqué que le méthane pouvait être libéré

par des tremblements de terre maritimes. Se libérant dans l'eau, le méthane provoquerait

alors la baisse de la densité de l'eau et par conséquent, le naufrage des navires.

Se dégageant ensuite dans l'air, le gaz, en perturbant l'atmosphère, entraînerait les avions

dans une inexorable chute.

 

 

 La découverte d'un "trou" de 30 mètres de largeur et de 70 mètres de profondeur, en juillet,

dans la péninsule de Yamal en Russie, avait étonné le monde des scientifiques.

Une publication de la revue Nature du 30 juillet avait levé une part du mystère en désignant

le méthane comme responsable de la formation du cratère.

Au fond du trou, en effet, les chercheurs ont relevé une concentration de 9,6% de méthane

dans l'air alors que ce gaz n'est contenu qu'à 0,000179% dans un volume d'air normal.

 

Deux nouveaux cratères géants

apparaissent en Sibérie


Mis en ligne lundi 28 juillet 2014, 21h52

La nouvelle tombe une dizaine de jours après la découverte

d’un premier gouffre dans la même région

La communauté scientifique est en émoi.

Une dizaine de jours après avoir constaté l’apparition d’un mystérieux cratère dans la région de Yamal en Sibérie,

deux nouveaux gouffres ont été découverts.

L’intrigue autour de leur création est relancée.

« Ça ne ressemble pas à l’œuvre d’hommes »

Le premier des deux nouveaux cratères a été découvert près de Bovanenkovo,

une zone qui comprend de nombreux gazoducs.

L’autre gouffre est apparu dans la région de Yamal (littéralement « bout du monde »),

à une centaine de kilomètres du tout premier cratère découvert il y a une dizaine de jours. 

Selon le Siberian Times , géologistes, écologistes et historiens n’ont pas encore trouvé de consensus

sur l’origine des gouffres :

«  ça ne ressemble pas à l’œuvre d’hommes mais ça ne ressemble pas non plus à une formation naturelle  ».

 

Les conséquences du réchauffement climatique

À l’image du premier cratère, la question de la création de ces gouffres géants devrait vraisemblablement

trouver une réponse du côté du réchauffement climatique.

En grimpant, les températures provoquent la fonte du pergélisol (ou permafrost en anglais) qui libère du gaz,

provoquant des explosions.

Le permafrost désigne une partie du sol gelé, caractéristique des régions froides, comme la Sibérie.

Si cette théorie est pour le moment plébiscitée, la communauté scientifique se refuse toutefois d’établir

une conclusion ferme sans une étude plus approfondie.

Comme le souligne Slate.fr , la fonte de cette couche du sol est extrêmement préoccupante.

En cause, le gaz libéré par le dégel, le méthane, qui possède un potentiel de réchauffement global

20 fois supérieur à celui du CO2.

En somme, on assisterait à une sorte de cercle vicieux : le réchauffement climatique provoque le dégel

du permafrost qui libère du méthane, qui lui-même participe au réchauffement l’atmosphère en explosant.

 

 

 

Mystérieux cratères de Sibérie : le méthane responsable ?

 

Par Olivier Lascar

 

Publié le 04-08-2014 à 15h30

Des scientifiques russes ont relevé dans le trou une concentration en gaz méthane un million de fois plus importante que dans un volume d'air normal.

Ce cratère découvert en Sibérie a-t-il été formé par une brusque libération de méthane ? (AP/SIPA)

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CONCENTRATION. Le mystère du mois de juillet est-il en passe d'être résolu ? On veut parler de ces cratères découverts en Sibérie, dans la péninsule de Yamal (voir carte plus bas) et dont les chercheurs n'expliquaient pas la formation.

En tout cas jusqu'à présent. Car l'équipe russe envoyée sur place estime, au vu des données engrangées, que la formation de ces "cratères surprises" est liée à une brusque libération de méthane.

Nature rapporte en effet que l'équipe d'Andrei Plekhnov (du centre russe de recherches arctiques) a mesuré au fond d'un cratère de 30 mètres de largeur une étonnante concentration de méthane : jusqu'à 9,6%, alors que ce gaz explosif n'est contenu qu'à hauteur de 0,000179 % dans un volume d'air normal.

"EFFET CANETTE". Et l'équipe de Plekhanov d'esquisser un scénario à la formation du cratère. Le méthane était maintenu captif sous la terre. Au-dessus de la poche de gaz, le permafrost, c'est-à-dire le sol gelé tout au long de l'année de cette région dédaignée par Phœbus.

Enfin, dédaignée... aujourd'hui moins qu'hier. Car les étés 2012 et 2013 ont été particulièrement chauds dans la région : plus 5°C au dessus des températures normales de saison. Résultat ? Le sol gelé s'est réchauffé, s'est fragilisé par endroit, et il a finit par s'effondrer en libérant brusquement le méthane dans une sorte "d'effet canette".

D'autres observations sur place seraient nécessaires pour valider cette explication, mais le temps est compté, les parois s'effondrant lentement au fond du cratère, lequel se perd dans les entrailles de la terre à environ 70 mètres de profondeur !

"PINGO". L'hypothèse du méthane, si elle se confirme, permet d'écarter l'explication du "pingo" que nous évoquions ici-même il y a quelques semaines. Elle met aussi l'accent sur le réchauffement du permafrost qui, selon d'autres chercheurs, n'est pas seulement à mettre sur le compte de deux étés particulièrement chauds, mais sur le phénomène global du réchauffement climatique. Toujours cité par Nature, le géochimiste allemand Hans-Wolfgang Hubberten chiffre ainsi à plus de 2°C l'augmentation de la température du permafrost sur les 20 dernières années.

 

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